Greffe de cornée

Publié le 04/07/2013 par le Dr Laurent Leininger

Greffe partielle lamellaire

– Greffe lamellaire antérieure :

Ce n’est que le stroma qui est remplacé par un greffon partiel.

Il existe aussi de nombreuses sutures sur 360°, mais elles sont plus superficielles.

Les indications principales sont les kératocônes décompensés et les opacités cornéennes antérieures invalidantes.

La récupération met de 4 à 6 mois.

– Greffe lamellaire postérieure :

C’est la couche cellulaire la plus profonde (l’endothélium) qui est remplacée.

L’essentiel de la chirurgie se passe en intra-oculaire avec des mini-incisions : il n’y a que quelques points de suture.

Différentes techniques de préparation du greffon existent : soit mécanique (DSAEK), soit laser-assistée (DSLAEK), soit manuelle (DMEK).

La récupération visuelle est variable mais généralement satisfaisante (selon la qualité du greffon) et se fait en quelques semaines.

Greffe de pleine épaisseur (kératoplastie transfixiante)

La cornée malade est remplacée en totalité par un greffon intégral. La cornée est un tissu particulièrement favorable à la greffe car c’est un tissu conjonctif non irrigué, non innervé et pauvre en cellules.

Il s’agit d’une des plus anciennes greffes, la première ayant eu lieu en 1887 ! Cette opération est désormais courante ; cependant, le facteur limitant n’est pas technique mais concerne directement le manque de greffons. En France, bien des personnes s’opposent au prélèvement de cornées saines sur des défunts potentiellement donneurs : ceci oblige la France à importer des cornées, en grande majorité des États-Unis.

C’est une intervention lourde qui nécessite une incision de la cornée sur 360°, sur toute son épaisseur, avec fermeture par de multiples points de suture.

La récupération visuelle est lente, de l’ordre de 6 à 12 mois, et variable selon les individus (cela dépend entre autres de l’importance de l’astigmatisme post-chirurgical).

Date de dernière mise à jour : le 24/04/2017

↓